Enseignement supérieur & recherche

Organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche en Irlande

La Higher Education Authority (HEA), rattachée au Department of Education and Skills, assure le suivi des établissements d’enseignement supérieur. L’enseignement supérieur irlandais compte sept universités, quinze instituts de technologie, des "college of education" qui assurent la formation des enseignants et plusieurs dizaines d’autres établissements. En octobre 2011, il y avait 193.187 étudiants à temps complet comme partiel en Irlande dans les institutions financées par l’état. Pour l’année 2009/2010, il y avait 27.781 étudiants internationaux.

L’accès à l’enseignement supérieur se fait sur sélection. Le choix des cursus est déterminé par le nombre de places disponibles et par les résultats des candidats au Leaving Certificate. Le gouvernement irlandais a rétabli en septembre 2009 des frais d’inscription. Chaque établissement fixe leurs montants. Ils sont d’environ 2250 euros pour un étudiant européen en Bachelor. Les autres étudiants internationaux paient le coût réel des études. Au cours de la dernière décennie, l’Irlande a apporté un soutien massif à son dispositif public de recherche scientifique et technologique jusqu’à atteindre 946 millions d’euros attribué en 2008, et malgré la crise économique, les budgets pour la recherche sont restés relativement protégés par rapport à d’autres dépenses publiques. A noter une forte internationalisation de la recherche publique avec, en moyenne, 35% des doctorants et des enseignants-chercheurs des universités en Irlande qui sont d’origine étrangère (à part égale entre l’UE et le reste du monde).

Coopération universitaire franco-irlandaise

Le français, première langue étrangère enseignée dans le secondaire est largement représenté dans les établissements d’enseignement supérieur irlandais. Les sept universités comptent environ 3300 étudiants en français pour l’année 2011/2012 contre 3000 pour l’année 2008/2009, soit une augmentation de 10 % en 3 ans.

La coopération universitaire actuelle se caractérise de façon suivante : a) des flux déséquilibrés, au niveau du programme d’échange de courte durée Erasmus, entre les étudiants français venant en Irlande plus nombreux que dans l’autre sens (1554 contre 514 en 2009-2010) ; b) un flux équilibré au niveau des étudiants inscrits en université : 392 étudiants irlandais dans les universités françaises et 448 étudiants français inscrits dans les universités irlandaises ; c) des formations communes aboutissant à quelques diplômes communs, notamment à University College of Dublin (UCD, licence et master en droit), au Dublin Institute of Technology (DIT, gestion et commerce) ; d) une multiplication du nombre d’accords interuniversitaires, soit multilatéraux (8 consortia Erasmus Mundus au niveau master), soit bilatéraux (plus de 470 à ce jour) pour cadrer la mobilité des étudiants, des enseignants et des chercheurs.

Coopération scientifique et technologique

Dans ce contexte la montée en puissance de notre action de coopération universitaire se fait selon plusieurs axes.

Notre coopération s’est développée initialement dans les secteurs ciblés par l’Irlande : biotechnologies, TIC. Elle le fait aujourd’hui dans le cadre des 14 secteurs prioritaires définis par le gouvernement irlandais en mars 2012, parmi lesquels : les énergies renouvelables, l’environnement, les sciences de la mer.

Les outils pour développer la coopération scientifique franco-irlandaise sont : a) un soutien à des missions ponctuelles de chercheurs ou à l’organisation de colloques scientifiques ; b) un programme cofinancé par les deux pays (le partenariat Hubert Curien « Ulysses ») qui permet le démarrage de nouvelles coopérations entre chercheurs irlandais et français sur la base d’un projet commun ; c) les partenariats avec des entreprises, avec par exemple le financement par les Laboratoires Servier d’un prix scientifique récompensant des travaux de recherche médicale menés en coopération entre la France et l’Irlande, ou le financement par Veolia de bourses de niveau master dans le domaine de l’environnement ou des transports.

En outre, le poste a crée en 2012 à Dublin un Espace Campus France pour développer plus encore la venue d’étudiants irlandais en France. Enfin, la promotion du débat d’idée dans toutes les disciplines, au sein des universités et des institutions culturelles (musée, galerie, bibliothèque), demeure une priorité.

Nos priorités en 2013 en matière d’éducation, de recherche et de coopération universitaire sont : a) le développement du LFI avec la recherche de nouveaux bâtiments afin de répondre aux demandes d’inscriptions croissantes ; b) le maintien et la consolidation de nos programmes éducatifs linguistiques principaux, à savoir le programme bilatéral d’échanges d’assistants de langues ; c) le lancement annuel d’un appel à projet débats d’idée en direction de nos partenaires universitaires et au-delà ; d) le développement des cotutelles de thèses entre deux laboratoires de recherche : en médecine, en droit, en informatique et en mathématiques notamment ; c) la signature d’accord de partenariat entre les agences nationales de financement de la recherche publique, en France et en Irlande.

publié le 29/01/2013

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