Etudier en France, quelle université choisir ?

Quelle université choisir pour avoir une plus grande chance de trouver un emploi, ou de toucher un meilleur salaire, le tout selon sa filière d’études ?

Le site Capital.fr a compilé les statistiques issus de l’enquête d’insertion du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de janvier 2015 pour en faire un classement qui répond à ces questions. Le site compare le taux d’insertion trois ans après l’obtention du diplôme, le statut, la stabilité de l’emploi et le salaire brut annuel médian. Surprise : en terme d’insertion, les grandes universités parisiennes ne sont pas les meilleures. Mais ces établissements jouissent d’un niveau de salaire à la sortie beaucoup plus élevé que la moyenne.

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Pour la filière droit, économie et gestion, le classement distingue les petites universités de province. En tête du classement, on retrouve l’université de Lorraine, située à Nancy. L’établissement rafle la première place grâce à son taux d’insertion professionnelle de 96%, trois ans après le diplôme, et le salaire médian estimé à 32.000 euros. C’est 4000 euros de plus que l’université Bretagne-Sud, deuxième, qui jouit du même taux d’insertion.
Les poids lourds parisiens que sont l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Paris 2 Panthéon-Assas ne se retrouvent qu’aux 10 et 19e places, avec des taux d’insertion de 94 et 93%. Elles offrent pourtant des possibilités de rémunérations bien plus élevées, respectivement 35.900 et 39.700 euros, salaire médian le plus élevé de ce classement. En moyenne sur les 20 universités de ce classement, le taux d’insertion est de 94%, le salaire médian de 30.760 euros, et le pourcentage d’emploi stable s’élève à 78%.

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Sans surprise, les anciens étudiants issus des filières scientifiques ont un salaire médian plus élevé et occupent des emplois plus stables que les autres. Ils gagnent 32.426 euros par an, 94% d’entre eux ont un emploi trois ans après la fin de leurs études, dont 95% en tant que cadre ou professions intermédiaires. Pour ces filières, mieux vaut, selon Capital, étudier à Lyon 2-Lumière, Toulouse 1-Capitole ou à l’université Le Mans-Maine, qui forment le podium. Dans ce top 20, on trouve 5 universités franciliennes.

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Dans les filières sciences humaines et lettres, les perspectives sont moins bonnes que dans les deux précédentes. Si le taux d’insertion y est sensiblement équivalent (93 et 90%), le pourcentage d’emploi stable est largement inférieur (64 et 63%). Les salaires également, puisque le salaire médian recensé par le ministère de l’Enseignement supérieur y est inférieur à 30.000 euros, contrairement aux deux autres filières.

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Pour les sciences humaines, ce sont les universités de Toulouse 3, de Cergy-Pontoise et d’Amiens-Picardie qui se placent sur le podium. Dans le top 20, on retrouve pas moins de sept universités franciliennes. Sur cinq d’entre elles, le salaire médian est supérieur à la moyenne.

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Sur l’ensemble des critères, la filière littéraire offre les moins bonnes perspectives pour ceux qui y étudient. Les littéraires sont les moins bien payés, avec un salaire annuel médian de 26 231 euros, et leur insertion professionnelle est également plus difficile. Surtout, seuls 63% des emplois sont stables, soit près de 20 points de moins que pour la filière scientifique ! Le site Capital distingue l’université de Saint-Etienne - Jean Monnet, de Cergy-Pontoise et de Rouen. On retrouve quatre université de la région parisienne dans ce top 20. Et comme pour les autres filières, les perspectives de salaire y sont plus élevées.

Source :
Le Figaro
Capital.fr

publié le 09/03/2015

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