La part de l’éolien en France

Une étude de l’ADEME sur l’énergie éolienne souligne les avantages économiques et énergétiques importants que cette source d’énergie apporte.

L’ADEME vient de publier une étude sur l’énergie éolienne en France.
En 2030, elle devrait représenter une part de 22% dans la production électrique nationale. La production d’électricité éolienne présente un faible taux d’émission de CO2 : (12,7 gCO2/kWh contre 82 gCO2/kWh en moyenne pour le mix français). Par ailleurs, sur une durée de vie de 20 ans, une éolienne produit 19 fois plus d’énergie qu’elle n’en nécessite pour sa construction, son exploitation et son démantèlement. Le « temps de retour énergétique » est parmi les plus courts des moyens de production électrique existants.

Le taux de recyclabilité des éoliennes est également élevé et la filière éolienne permet l’écoconception et ne génère pas directement de déchets ni de pollution de l’air ou de consommation d’eau.

Le coût de production de l’éolien est d’environ 70 €/MWh (le tarif d’achat, est de 85 €/MWh pendant 10 ans). L’éolien terrestre présente les coûts de production les plus faibles.

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Une éolienne moderne dans un paysage rural
Wagner Christian

La filière éolienne française comporte 250 entreprises et 150 sous-traitants. La fabrication des composants et l’installation des machines emploient plus de 10 000 personnes en France. Les industriels français sont également exportateurs de composants destinés aux fabricants étrangers d’éoliennes (génératrices, couronnes d’orientation, etc.) ou à l’installation de parcs à l’étranger (câbles, etc.) avec un chiffre d’affaires proche de 1 milliard d’euros par an.

Parmi les machines de puissance nominale inférieure à 250 kW, on distingue le « micro-éolien » (machines < 1 kW), le « petit éolien » (machines entre 1 et 36 kW) et le « moyen » éolien (machines entre 36 et 250 kW). Le petit éolien peut répondre à une demande en milieu rural ou en zones non connectées au réseau (ex : exploitations agricoles).

Le développement de la filière nécessite une politique de soutien à la Recherche et Développement et une bonne connaissance des processus sociaux (concertation, qualité du volet sociétaux et environnemental) avec le soutien des collectivités locales et l’adhésion de la population.

publié le 24/11/2016

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