Quatre des dix meilleures écoles d’animation au monde sont françaises [en]

Le site américain Animation Career review publie le classement 2015 des meilleurs écoles d’animation. Les Gobelins, Rubika, l’Esma et Creapole figurent parmi les dix premières.

JPEG

Cocorico ! Quatre écoles d’animation françaises figurent dans le top 10 et onze écoles figurent dans le top 100 des meilleures écoles d’animation mondiales publié par le site américain Animationcareerreview.com.

➜ Parmi les dix premières mondiales, figurent : les Gobelins (1ère) à Paris, Rubika (4ème) à Valenciennes, l’Esma (7ème) à Montpellier, Toulouse et Nantes, Creapole (10 ème) à Paris.

L’Ecole Emile Cohl à Lyon arrive 16 ème.

➜ Parmi les 100 premières, figurent pour la France (part ordre alphabétique) : Artfx à Montpellier, La Poudrière à Valence, LISAA à Paris, Mopa à Arles, l’École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris, l’École George Méliès à Orly.

Les Gobelins reçoivent désormais 50 inscriptions par jour d’étudiants étrangers

« C’est une excellente nouvelle pour les Gobelins et pour toutes les écoles françaises distinguées par ce classement », se félicite Moïra Marguin, responsable du département cinéma d’animation aux Gobelins et vice-présidente du RECA (Réseau des écoles françaises des cinéma d’animation) qui fédère 25 écoles du secteur. « Cette distinction à l’international va attirer davantage d’entreprises partenaires », ajoute t-elle. Cette mise en avant de l’école a déjà eu un effet concret sur les inscriptions. « Depuis la parution de ce classement, nous recevons 50 inscriptions par jour pour notre master en anglais que nous lançons en septembre alors que nous n’en recevions pas plus de 3 à 5 par jours auparavant », relève Moïra Marguin.

1ère : les Gobelins, Paris

JPEG

Ecole de la chambre de commerce de Paris, les Gobelins méritent bien sa place en haut du podium. C’est la plus ancienne école d’animation française puisque son département a été créé en 1975. Maintes fois représentées lors des concours internationaux, ses anciens travaillent dans les studios les plus prestigieux. Kristof Ferrand, qui faisait partie des premières promotions, est le directeur de l’animation chez Dreamworks en Californie.

4ème : Rubika, Valenciennes, Pune (Inde).

JPEG

Créée par la chambre de commerce du Nord pour redynamiser une région industrielle en difficulté, Rubika (ex-Supinfocom) est une école de design en cinq ans avec trois départements : l’animation, le jeu vidéo et le design. L’école a inauguré en 2011 un gigantesque campus en Inde, grâce à un partenariat avec un milliardaire indien. En 2016, elle débarquera au Canada, à Montréal. En 2015, deux films de fin d’études avaient gagné l’International digital animation festival de Nagoya au Japon. A noter que l’École est arrivée première du classement des meilleures écoles du jeu vidéo du Figaro Etudiant.

7ème : l’Esma, Montpellier, Toulouse, Nantes

JPEG

Cette école d’arts appliqués créée il y a 20 ans à Montpellier s’est rapidement fait connaître des professionnels du secteur. Elle propose des classes de mises à niveau, des BTS et un cycle professionnel en cinéma d’animation (niveau 2 au RNCP, soit bac +3-4). Moins connue que les deux précédentes, ses anciens travaillent dans des studios réputés à l’étranger. Le films « Sweet cocoon » réalisé par des élèves de l’école a été projeté durant la cérémonie des cours métrages des Oscars 2014.

10 ème : Creapole, Paris.

JPEG

C’est une percée fulgurante pour Créapole dont le travail effectué ces dernières années par Sylvie Robert, responsable du département, a été récompensé par une belle dixième place au classement. Cette école d’arts appliqués parisienne a noué de nombreux partenariats avec des studios prestigieux (Jesuisbiencontent, Ubisoft, BUF..). Pour sa formation en cinq ans, le parrain du département est Nicolas Donel, oscar des meilleurs effets visuels pour « L’Odyssée de Pi ». Un étudiant de l’école, Gwenn Germain, s’était fait connaître par un court-métrage d’animation qui rendait hommage au réalisateur japonais Miyazaki : Celles et ceux des cimes et des cieux.

Publié le 22 janvier par Sophie de Tarlé sur LeFigaro.fr

publié le 01/02/2016

haut de la page